la Montagnette, retour par "le chemin des vaches"

Vendredi 11 mai 2018 je part avec Pascal G. pour faire une grande boucle depuis la route du Vallon de Combau (départ du petit parking Le Saut de l'Eau à 1324m) par la Montagnette, le Pas de la Coche (altitude maximale 1898m) et revenir par le "chemin des vaches", à mi-pente entre les falaises de la Montagnette et les sentiers très touristiques du Vallon de Combau … Ce retour a été privilégié parmi les prairies et les forêts de pins à crochet d'où nous pouvions voir et entendre en contre-bas les nombreux promeneurs ignorant notre présence, que nous ne voulions pas choquer étant donné que nous randonnons pour notre bien-être en totale nudité.

La seule rencontre que nous ayons faite est un randonneur que nous avons croisé à une centaine de mètres dans ce vaste espace désert de neige et de rochers des hauts plateaux, sans que nous ayons eu à nous couvrir.

La montagnette en boucle sentier des vachesNous avons fait ce circuit moyennement difficile en 6h 30mn (repas compris), en prenant tout notre temps pour observer la nature, sa faune et sa flore, et prendre de nombreuses photos.

La première partie, très pentue, nous a rapidement réchauffée, nous permettant de nous dévêtir malgré un vent assez frais. Après ces efforts soutenus nous arrivons sur le plateau où le vent forcit. Le paysage est grandiose avec ses grandes étendues de prairies qui se dessinent entre de gigantesques pins. 

On peut remarquer de grandes entailles anciennes généralement sur 2 cotés des troncs de ces arbres. Ce sont les pins à crochets desquels la résine était prélevée pour les établissements de bains, dont Sallière au 19ème siècle, tout proche de DIE sur la route qui mène à l'Abbaye de Valcroissant.
Ces mêmes prélèvements étaient aussi faits sur les pins à crochets du Plateau de Tussac, entailles qui nous ont longtemps amenées à nous questionner sur leur origine. Cette exploitation est depuis longtemps abandonnée.

À notre grande surprise, mais surprise réciproque, nous apercevons un troupeau de 10 à 12 bouquetins à une centaine de mètres devant nous. Léger affolement de leur part, mais je peux les approcher avec prudence à quelques 10 mètres et prendre de belles photos.
On remarquera qu'ils perdent leur toison d'hiver, trop chaude, pour celle d'été, plus claire … ayant nous aussi notre tenue d'été !

Plus loin, alors que nous approchons les 1850 mètres, les plaques de neige se font de plus en plus nombreuses. Le chien de Pascal est tout excité, il court à toute vitesse et se roule dans la neige. Quant-à nous, pour ne pas avoir à faire un détour, nous devons les traverser prudemment sans glisser et ne pas y poser involontairement nos fesses.

Le sommet de la Montagnette est maintenant encore loin devant nous, à 1972 mètres d'altitude, nous devrons le contourner.

Nous passons devant la Fontaine de Colombette (1820 m). Puis la végétation se fait de plus en plus rare, laissant la place aux herbes rases et à la rocaille. Nous devons toujours cheminer en serpentant dans ce désert de vallonnements remplis de neige. Le paysage est féérique et nos sensations s'amplifient avec le contraste d'un vent frais qui caresse notre peau et le soleil qui lui la réchauffe. C'est très vivifiant et générateur d'énergie.

Panoramique à 180°


Nous arrivons vers un grand cairn carré qui marque le point le plus haut de notre progression, à 1898 mètres. Pose photos, puis nous entamons la descente et cherchons un emplacement abrité du vent pour pique-niquer. Mais sans activité, il faut se couvrir chaudement !

Nous avons au loin, la vue sur le sommet du Mont Aiguille et du Grand Veymont.
C'est à présent le retour par une descente modérée à mi-pente par les bois et prairies (les chemins à vache). Cette variante nous fera découvrir une jolie petite cascade puis une combe étroite que nous emprunterons plus bas.

Ce trajet éloigné du trafic important des touristes nous permet de flâner et d'observer les multiples variétés de fleurs qui tapissent les pâturages tout en continuant à profiter du soleil sur notre peau.
Je donne ici quelques liens permettant d'identifier certaines fleurs que nous avons rencontrées :

Renoncule des Pyrénées (Ranunculus pyrenaeus).

Un arbrisseau aux fleurs roses odorantes, Bois gentil, Daphné morillon, Mézéréon et autres noms …
Malgré son odeur très agréable, cette plante est
toxique. Elle est protégée dans certaines régions.

Fenouil des Alpes (Cerfeuil des Alpes, Fenoil des montagnes "Meum athamanticum").

Ainsi que d'autres plus connues :
Jonquilles, Violettes, Crocus, mais aussi la grande Gentiane jaune qui n'est pas encore en fleurs.

Puis cette randonnée se termine sur les 400 dernier mètres sous une pluie battante, nous obligeant à nous rhabiller promptement et à couvrir nos sac à dos … mais trop tard, nous sommes trempés !
Ceci n'empêchera pas de nous laisser un très agréable souvenir de cette journée exceptionnelle. 


 

Retour le lendemain

Trop occupé la veille, à gérer le GPS, les lunettes de vue, l'appareil photo et l'approche des bouquetins, j'ai entreposé mes bâtons de marche et les ai oubliés. Ce n'est que trop loin que je m'en suis rendu compte, il n'aurait pas été prudent de revenir les chercher le jour même, d'autant que de gros nuages noirs planaient au-dessus de nos têtes.
Ce n'est donc que ce samedi après-midi que je repars pour tenter de les retrouver et poursuis jusqu'au grand cairn en scrutant chaque endroit où j'aurais pu les laisser. Mais peine perdu, des traces de pas marquent un passage récent laissant à penser que quelqu'un est passé par là avant moi et s'en est fait le propriétaire.

Cependant je ne regrette pas ce retour, car quel spectacle en arrivant sur le plateau !
Successivement, 2 troupeaux de bouquetins distants de quelques centaines de mètres que j'ai pu approcher très prudemment à environ 4 mètres, les laissant paître tranquillement l'herbe fraiche.
Le moment était magique.
Puis au retour, arrivé au Pas de la Plane, j'ai cru être obligé de traverser un autre groupe qui a juste avancer de quelques pas, me laissant alors entamer la descente.

Habituellement peu dérangés par la présence humaine dans cet espace reculé, seul un petit cris alerte de notre présence suivi d'un galop de quelques mètres, et si aucune agitation ne les inquiète plus, l'approche est alors possible nous laissant les contempler longuement.

Bien que la montée soit un peu dure, je n'ai qu'une envie, c'est d'y revenir !

Bernard.

Voir les autres photos de notre sortie à la Montagnette sur notre album photos



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